Ali Bongo rencontre le Patronat
Le 10 août dernier, le candidat Ali Bongo Ondimba a rencontré les chefs d’entreprise regroupés au sein de la Confédération Patronale gabonaise et leur a présenté son projet de société concernant le secteur privé. Il a souhaité répondre à leur préoccupation quant à l’avenir socio-économique du Pays.
Ce projet de développement est axé autour de sept grands piliers que sont : le développement économique des infrastructures, l’habitat, l’emploi, la santé, l’éducation, la formation et la justice.
Un tel développement économique ne pourrait être possible sans une augmentation sensible des investissements dans le budget de l’Etat. C’est pourquoi Ali Bongo souhaite, s’il est élu à la magistrature suprême, revaloriser ce taux d’investissement en l’élevant à un minimum de 40% du budget. « Cet objectif est à notre portée, à condition d’imprimer plus de rigueur dans l’allocation et dans l’utilisation des ressources budgétaires », ajoute le candidat.
Des mesures seraient aussi prises dans le domaine de la fiscalité fortement réformé. L’impôt sur les sociétés serait baissé à 35% et l’IRVM (Impôt sur le revenu des valeurs mobilières) à 20%. La mise en place d’une politique de diversification de l’économie, le traitement de la dette intérieure ce qui renforcerait la confiance du domaine privé envers l’Etat, mais aussi un renforcement de l’intégration régionale permettant une augmentation des échanges seront autant de mesures qui développeront l’économie.
Mais tout développement économique ne peut se faire sans l’appui de la population. Dans cette logique, Ali Bongo voudrait dès son investiture, s’atteler au manque d’infrastructures efficaces et d’équipements collectifs. Ils se verraient consacrer 40% du budget d’investissement, ce qui permettrait un lancement rapide et à grande échelle des travaux.
L’habitat serait aussi concerné, « préoccupation majeure » d’après le candidat qui s’engage à réaliser 20 000 logements sociaux durant son mandat. Grâce à ces nombreux chantiers, Ali Bongo résoudrait le problème du chômage, culminant aujourd’hui à plus de 20% de la population, en l’abaissant à moins de 5%. L’auto emploi serait aussi facilité, aidé par une meilleure offre de financement des micro projets.
Le bien être de la population devra aussi être assuré par une amélioration du système de santé. Ali Bongo a évoqué directement les chantiers de rénovation des structures hospitalières comme celles de Jeanne Ebori et de l’hôpital pédiatrique d’Owendo. Ce chantier place au centre, la question économique de la formation. Ces deux domaines sont ainsi intimement liés, sans un développement économique, le système médical ne sera amélioré. L’éducation et la formation sont « l’Alpha et l’Oméga du développement d’une société »
Afin d’inscrire ce projet à long terme, Ali Bongo veut développer l’éducation et ainsi les formations professionnelles. Avec un niveau élevé de formation, la population gabonaise pourra accéder à des secteurs économiques beaucoup plus rentables. Le chantier de l’éducation sera ainsi relancé. Concrètement Ali Bongo veut réhabiliter les centres éducatifs, atteindre en 2016 un nombre maximum de 30 élèves par classe sur l’étendue du territoire. De plus le candidat souhaite faciliter l’accès aux formations professionnelles en instaurant une grande concertation avec les entreprises afin de définir par consensus leur contenu et mode de financement.
Réformer l’environnement des affaires, c’est aussi réformer le domaine de la justice. Ali Bongo veut ainsi d’une justice professionnelle et accessible qui pourrait empêcher les excessivités d’un développement économique trop rapide.
Ali Bongo en rencontrant le patronat leur a ainsi confirmé sa volonté de faire évoluer la société à l’aide d’un modèle économique plus efficace, donc d’un plus grand soutien envers le monde des affaires.

